Conseil de la santé et du bien-être

Communiqué

Le bulletin de santé des hôpitaux québécois

2002-09-17 – Le bulletin de santé des hôpitaux québécois apporte un éclairage pertinent aux débats qui ont cours.

« Le bulletin de santé des hôpitaux québécois, rendu public aujourd’hui par le ministre d’État à la Santé et aux Services sociaux, apporte un éclairage pertinent aux débats qui ont cours présentement et nous rappelle la nécessité de revoir en profondeur l’ensemble de la Politique de la santé et du bien-être. » Telle est la réaction préliminaire exprimée aujourd’hui par le Conseil de la santé et du bien-être (CSBE), par la voix de sa présidente, Mme Hélène Morais. Au cours des prochains jours, le Conseil entend analyser plus à fond les données révélées par ce bulletin et l’impact de la publication de celui-ci.

Car, d’entrée de jeu, si le Conseil accueille favorablement la démarche d’évaluation des établissements, -- « cela va dans le sens de certaines de nos recommandations », déclare Mme Morais -- il n’en demeure pas moins que le CSBE s’inquiète et se questionne sur l’effet qu’aura ce bulletin sur le personnel et les professionnels du réseau. C’est pourquoi la présidente du Conseil exprime le souhait que les médias d’information sauront utiliser avec mesure et justesse les résultats dévoilés aujourd’hui.

« La mobilisation du personnel et des professionnels de nos services de santé, insiste Hélène Morais, est un élément clef du renouvellement de la Politique de la santé et du bien-être sur lequel le Conseil s’est tout récemment penché. »

Pour le Conseil, réitère à cet égard Mme Morais, « le ministre doit faire en sorte que la Politique de la santé et du bien-être dont il est responsable joue vraiment son rôle. Elle doit orienter les décisions du système, avoir un effet mobilisateur dans le réseau de services et servir d’instrument pour établir une cohérence avec d’autres politiques gouvernementales ». Pour cela, il ne faut pas agir dans la précipitation, encore moins à la pièce.

Ce n’est pas la première fois que le Conseil réfléchit sur la notion d’évaluation des établissements. L’information aux usagers étant reconnue comme une condition d’efficience, déjà, en 1995, le CSBE publiait un avis (Un juste prix pour les services de santé) dans lequel il recommandait que le ministère rende publiques les données comparées sur la performance des centres hospitaliers pour les traitements médicaux les plus courants.

Puis, il y a moins de trois semaines, dans un avis portant sur la révision de la Politique de la santé et du bien-être (Pour une stratégie du Québec en santé : décider et agir), le Conseil recommandait de consolider les différents mécanismes d’appréciation de la qualité des services de santé et des services sociaux existants, de façon à améliorer la pertinence, l’efficacité et l’efficience des services, de même qu’à augmenter la satisfaction des usagers. Dans cet avis, le Conseil mettait aussi l’accent sur l’imputabilité et la reddition de comptes.

Enfin, à l’instar du ministre, le Conseil de la santé et du bien-être se réjouit du taux de satisfaction des usagers des services de santé québécois. À cet égard, le Conseil est loin d’être étonné de ces résultats qui viennent confirmer ceux de sondages antérieurs.

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Le Conseil de la santé et du bien-être a dix ans. Créé par une loi en mai 1992, il a pour mission de contribuer à l’amélioration de la santé et du bien-être de la population en fournissant des avis au ministre de la Santé et des Services sociaux, en informant le public, en favorisant des débats et en établissant des partenariats; ces activités portent sur les objectifs de santé et de bien-être ainsi que sur les meilleurs moyens pour atteindre cette finalité.

Le Conseil se compose de 23 membres représentatifs des usagers des services de santé et des services sociaux, des organismes communautaires, des personnes engagées dans l’intervention, la recherche ou l’administration du domaine de la santé et du domaine social, et de secteurs d’activité dont les stratégies d’intervention ont des conséquences sur la santé et le bien-être de la population.