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UNE VIABILITÉ FRAGILE

Partout dans le monde, dont au Québec, les systèmes de santé et de services sociaux subissent des pressions sans précédent.

Plusieurs défis nuisent à la capacité des systèmes de santé de maintenir dans le temps la même quantité de services qu’à l’heure actuelle. Ces défis incluent entre autres :

Même si le gouvernement québécois a posé des actions récentes pour améliorer le système de santé, sa viabilité demeure fragile à long terme. Si on poursuit dans cette voie, les personnes risquent d’obtenir moins de soins et de services. 

Nous devons, collectivement, faire autrement et modifier en profondeur nos façons de faire pour mieux répondre aux besoins de la population.
Dépenses du système de santé

Les dépenses en santé augmentent plus rapidement que le PIB.

La croissance des dépenses en santé était de 2,4 % entre 1989 et 2023, alors que celle du PIB était de 1,9 % pendant la même période. C’est davantage que la capacité collective de payer.

De plus, le gouvernement du Québec consacre une part croissante de son budget au réseau public de santé et de services sociaux. Toutefois, malgré ces dépenses importantes, l’offre de services rendus tend à demeurer la même dans le temps.

Défis démographiques

La population vieillit et augmente rapidement, ce qui risque d’accroitre les besoins en soins et en services en santé. Par exemple, les ainés tendent à prendre davantage de médicaments ou doivent recourir à des soins de longue durée.


Selon des projections de l’Institut de la statistique du Québec, les personnes de 65 ans et plus représenteront 25 % de la population du Québec en 2031. En 2071, cette proportion augmenterait à 27 %.

Pour l’instant, toutefois, la quantité de soins et de services rendus n’augmente pas au même rythme que la population vieillit ou croît. Si on conserve en plus un niveau de dépenses en santé semblable à celui qui prévaut actuellement, la population risque de recevoir moins de services par personne.

Des choix s’imposent

Devant la croissance des dépenses en santé et les défis démographiques, le Québec se trouve à un carrefour. Deux choix s’offrent à lui pour préserver la quantité actuelle de services rendus.

Il pourrait augmenter ses dépenses en santé.

Cette option entrainerait l’une ou l’autre des conséquences suivantes sur les finances publiques :

Il pourrait optimiser les ressources actuelles.

Une autre solution, plus favorable : revoir les façons de faire actuelles en santé et faire plus avec les ressources financières, humaines et matérielles dont nous disposons déjà. Dans sa plateforme Grands repères, le CSBE a notamment évalué la capacité du système à utiliser ses ressources de façon optimale (efficience). Il juge que certains aspects de l’utilisation des ressources en lien avec le système de santé peuvent être améliorés.
 

Une transformation essentielle

Le constat est clair : on ne peut plus répondre aux besoins de santé et de bien-être de tous en maintenant les façons de faire actuelles. Le CSBE croit qu’il faut transformer le système en profondeur pour en assurer la viabilité, l’efficience et l’équité.

Pour mener le système à bon port, le CSBE propose de tendre vers une approche de santé populationnelle pour améliorer les résultats importants pour la population qu’il produit. Dans un système de santé populationnelle, les acteurs partagent un même objectif : améliorer la santé et le bien-être de l’ensemble de la population en agissant avant que les problèmes ne surviennent. 

 

Lire sur notre approche